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5 erreurs à éviter pour bien préparer son cheval à l'hiver

13 oct.
6 min de lecture
Cheval brun à longue crinière noire dans un champ enneigé, regard calme, fond flou de collines hivernales.

L'hiver se prépare bien avant l'arrivée des premières gelées. À mesure que les journées raccourcissent, les températures diminuent, les pâtures évoluent et les besoins de nos chevaux peuvent changer.


Pourtant, certaines habitudes adoptées avec les meilleures intentions ne sont pas toujours adaptées à leur physiologie.


Bien accompagner son cheval en hiver commence dès l'automne, en anticipant ses besoins alimentaires, en respectant ses capacités naturelles de thermorégulation et en adaptant progressivement son rythme de vie.


En médecine traditionnelle chinoise (MTC), cette transition possède également une signification particulière : l'automne prépare l'organisme au mouvement de conservation énergétique associé à l'hiver.


Voici cinq erreurs à éviter pour accompagner votre cheval pendant cette période.


Gros plan du museau d’un cheval brun mangeant du foin, fond sombre et flou.

1. Négliger l'évolution de son alimentation



À l'automne, la croissance de l'herbe ralentit et sa disponibilité diminue généralement. Un cheval qui trouvait une grande partie de ses apports au pâturage pendant l'été peut progressivement manquer de fourrage si son alimentation n'est pas adaptée.


Il est donc essentiel d'anticiper l'évolution de ses besoins avant l'arrivée du froid.

Cela implique notamment de lui garantir un accès suffisant à un foin de bonne qualité, de surveiller régulièrement son état corporel et d'introduire progressivement les changements de ration.


L'hydratation mérite également une attention particulière. Avec une alimentation davantage constituée de fourrage sec et des températures plus basses, certains chevaux peuvent boire moins volontiers mais reste essentielle et si cela est possible, privilégier une eau tiède ou pas trop froide, pour que cette dernière évite d'apporter le froid externe directement dans l'organisme et ainsi potentiellement léser le Yang, notamment celui du Rein.


Le rôle de la Rate et de l'Estomac en MTC


En médecine traditionnelle chinoise, la Rate et l'Estomac sont associés à la transformation des aliments et à la production du Qi et du Sang.


Dans cette lecture énergétique, une alimentation adaptée constitue l'une des bases permettant à l'organisme de nourrir et de préserver ses ressources vitales et donc également le fameux "état" du cheval que l'on cherche à équilibré et contrôlé au printemps, mais à entretenir et conserver durant l'hiver.


Le shiatsu peut accompagner l'équilibre énergétique de cette sphère, mais ne remplace évidemment pas une ration suffisante et adaptée aux besoins nutritionnels du cheval.


Gros plan sur un pelage brun roux tacheté de cheval, avec des poils brillants et une texture dense.

2. Tondre ou couvrir son cheval sans tenir compte de ses besoins


Le pelage hivernal constitue une protection naturelle particulièrement efficace contre le froid.


Sa densité, sa structure et la capacité du cheval à hérisser ses poils permettent de retenir une couche d'air isolante à proximité de la peau, limitant ainsi les pertes de chaleur.


Pourtant, certains chevaux sont tondus essentiellement pour des raisons esthétiques ou pour limiter la transpiration pendant le travail.

Jeune femme tondant un cheval gris dans une écurie, souriante, ambiance calme.

Une tonte retire une partie de cette protection naturelle et ne devrait donc pas être décidée uniquement pour des raisons d'apparence.



Elle peut néanmoins être pertinente chez certains chevaux travaillant intensément, afin de faciliter la gestion de la transpiration et du séchage après l'effort, ou dans certaines situations médicales.


Le froid et les zones sensibles en MTC


Dans la lecture traditionnelle de la MTC, le Froid est considéré comme un facteur climatique externe susceptible de perturber l'équilibre énergétique de l'organisme.

La nuque, le dos et les extrémités font notamment partie des régions auxquelles certaines approches de shiatsu équin accordent une attention particulière.


Le dos présente également des correspondances énergétiques avec les organes internes, notamment à travers les points Shu du méridien de la Vessie.

Avec le méridien de la Vessie, celui de l'Intestin Grêle, situé notamment sur l'épaule et l'encolure, fait partie des méridiens les plus exposés et touchés par les climats externes directs, provoquant plutôt raideurs et contractures musculaires dues au froid.


Dans ce modèle, une exposition excessive au Froid peut être associée à une perturbation des fonctions de réchauffement et de transformation, notamment digestives. Certains tableaux énergétiques de Froid sont ainsi traditionnellement associés à des selles molles ou à des diarrhées par exemple.


Il ne s'agit cependant pas d'affirmer qu'une tonte provoque directement des troubles digestifs : ceux-ci peuvent avoir de nombreuses causes médicales ou alimentaires.


Faut-il couvrir son cheval ?

Cheval blanc emmitouflé dans une couverture sombre, debout dans la neige, regard calme en extérieur.

La réponse dépend de son état et de ses conditions de vie.

Un cheval âgé, maigre, tondu, malade ou présentant des difficultés de thermorégulation peut avoir besoin d'une protection supplémentaire.


Une couverture adaptée, éventuellement accompagnée d'un couvre-cou, peut alors contribuer à limiter les pertes de chaleur.


À l'inverse, un cheval en bonne santé, disposant d'un pelage hivernal adapté, d'un abri et de suffisamment de fourrage, peut généralement supporter des températures basses sans couverture.


Couvrir systématiquement un cheval qui n'en a pas besoin peut entraîner une chaleur excessive et nuire à son confort thermique.


L'objectif est donc de protéger lorsque cela est nécessaire, sans empêcher inutilement les mécanismes naturels d'adaptation.


Cheval brun sellé avec cavalier, marchant sur un chemin sablonneux près d’une clôture, en gros plan.

3. Modifier brutalement son rythme d'activité



À mesure que les journées raccourcissent, les habitudes de travail évoluent.

Mais passer brutalement d'une activité régulière à un arrêt presque complet n'est pas toujours souhaitable.


Le mouvement reste essentiel pour entretenir la musculature, la mobilité articulaire, la circulation sanguine et le bien-être général, notamment durant une période comme celle de l'hiver, durant laquelle le froid et les journées plus courtes, diminuent les activités physiologiques.


L'automne : une transition énergétique vers le repos


Dans la théorie des cinq éléments, l'été est associé à l'expansion et à l'activité, tandis que l'hiver correspond davantage à la conservation et à la préservation des ressources.

L'automne accompagne progressivement le passage entre ces deux mouvements.


Dans certaines approches de la MTC, cette évolution est envisagée comme une transformation naturelle qui gagne à être progressive plutôt qu'imposée brutalement.


Cheval alezan en gros plan, yeux fermés, appuyé sur une clôture blanche, devant une grange rouge.

Le Rein, associé à l'hiver, est notamment lié à la préservation des réserves énergétiques. Le repos constitue ainsi un aspect important de son équilibre.


Cela ne signifie pas qu'il faille arrêter toute activité !

L'enjeu consiste à trouver progressivement un meilleur équilibre entre mouvement et récupération, selon l'âge, la condition physique, le travail et le mode de vie du cheval.


Un cheval vivant au pré peut conserver une activité spontanée importante, tandis qu'un cheval au box aura particulièrement besoin d'occasions quotidiennes de se déplacer.

Même pendant une saison propice au repos, l'organisme a besoin de mouvement.



planche équine des méridiens du cheval avec moxa

4. Oublier de préparer énergétiquement l'hiver dès l'automne



C'est l'une des notions les plus intéressantes de la MTC : chaque saison participe à la préparation énergétique de la suivante.


Dans le cycle d'engendrement des cinq éléments, le Métal nourrit l'Eau.

Le Métal est associé à l'automne et au Poumon, tandis que l'Eau correspond à l'hiver et au Rein.


Le Poumon est donc considéré comme la Mère du Rein dans ce cycle énergétique.


Pourquoi soutenir le Poumon en automne ?


Chaque organe possède, en MTC, une saison durant laquelle son mouvement énergétique est naturellement mis en avant.

L'automne correspond à celui du Poumon.


Dans cette logique, soutenir la sphère énergétique du Poumon pendant sa saison peut s'inscrire dans une démarche de préparation du Rein pour l'hiver.


Le Rein occupe notamment une place importante dans la théorie du réchauffement de l'organisme, à travers le Yang du Rein, traditionnellement associé au soutien des fonctions énergétiques.


Cette correspondance appartient au modèle énergétique de la MTC : elle ne signifie pas qu'une stimulation du Poumon augmente directement la température corporelle ou l'immunité au sens médical.


Schéma circulaire de la théorie des 5 éléments en MTC avec C/MC, Foie, Rate, Rein et Poumon reliés par des flèches vertes et rouges sur fond blanc.

P9 – Taiyuan : un point intéressant à connaître


P9 est un point du méridien du Poumon, notamment considéré comme son point Terre et son point de tonification selon la règle Mère–Fils.

Il est traditionnellement utilisé pour soutenir le Qi du Poumon.


Dans une démarche de préparation énergétique automnale, il peut donc présenter un intérêt, à condition que son utilisation corresponde au bilan énergétique du cheval.


Gros plan des pattes avant d’un cheval brun sur fond blanc, avec repères rouges des points d'acupression P8 et P9.



Il est situé à l'intérieur et au milieu du genou sur l'artère.


Une pression de minimum 1 min peut être maintenue quotidienne sur ce point en prévention de l'hiver pour tonifier le Poumon, et que ce dernier puisse correctement nourrir le Rein.





Gros plan sur l’œil d’un cheval blanc, crinière sombre, regard légèrement chargé d'appréhension dans un fond flou extérieur.

5. Attendre les premiers inconforts pour envisager une séance de shiatsu



On pense souvent au shiatsu lorsqu'un cheval manifeste déjà des tensions, un inconfort ou des changements de comportement.


Pourtant, le shiatsu équin peut également s'inscrire dans une démarche préventive de bien-être.


L'automne représente une période intéressante pour faire le point sur l'équilibre général du cheval avant l'arrivée de l'hiver.


Au cours d'une séance, le bilan énergétique permet notamment d'observer la qualité des méridiens, les zones de tension ou de relâchement, les réactions corporelles et les particularités de chaque individu.


Selon les observations réalisées, le travail peut s'orienter vers différentes sphères énergétiques, notamment le Poumon, la Rate ou le Rein.


L'objectif n'est pas d'appliquer un protocole identique à tous les chevaux, mais d'adapter l'accompagnement à leur état énergétique, leur environnement et leurs besoins.

Cette approche reste complémentaire d'une gestion quotidienne adaptée et des soins vétérinaires.


La prévention commence aussi par l'observation, l'anticipation et l'accompagnement de l'équilibre avant que les difficultés ne s'installent.


Cheval en hiver : anticiper plutôt que surprotéger


Préparer son cheval à la saison froide ne consiste pas à bouleverser toutes ses habitudes dès les premières journées fraîches.


C'est avant tout lui permettre de s'adapter progressivement, en respectant ses besoins alimentaires, son pelage, son activité et ses temps de récupération.


La MTC apporte à cette préparation une lecture supplémentaire : l'automne est une période durant laquelle l'organisme commence à se tourner vers la conservation de ses ressources, en vue de l'hiver.


Observer son cheval, respecter son rythme et anticiper ses besoins restent les meilleurs points de départ pour l'accompagner pendant cette transition.


Le shiatsu équin peut trouver sa place dans cette démarche, en proposant un accompagnement individualisé de son équilibre et de son bien-être. 🌿🐴


Femme en chemise blanche caressant le dos d’un cheval brun dans une forêt ensoleillée, ambiance paisible.

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